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Épice/Aromate : Fenugrec

Le fenugrec compte parmi les plus anciennes plantes médicinales et culinaires de l’histoire de l’humanité. On se servait déjà de ses principes aromatiques en Égypte pharaonique, environ 1 500 ans avant notre ère, pour embaumer les morts et purifier l’air des habitations et des lieux de culte. Ses graines entraient dans la fabrication du pain, une pratique culinaire qui persiste en Égypte moderne de même qu’en Inde.

En plus de ses propriétés apéritives (ouvrir l’appétit), digestives et tonifiantes, on attribuait au fenugrec le pouvoir de combattre les infections et inflammations des voies respiratoires, de faciliter l’accouchement et la lactation, de soigner les blessures cutanées, les douleurs rhumatismales, etc. Dès le VIIe siècle avant notre ère, on a commencé à le cultiver au Moyen-Orient. Il fut également introduit en Inde et en Chine où il fut rapidement intégré à la pharmacopée ayurvédique (Inde) et à la médecine traditionnelle chinoise (MTC).

À la fin du XIXe siècle, le fenugrec faisait partie des ingrédients d’un remède populaire auprès des femmes, le Lydia Pinkham’s Vegetable Compound. De nos jours, l’industrie alimentaire utilise le fenugrec pour parfumer des produits imitant le sirop d’érable.

Bien que, dans de nombreux pays, plusieurs des usages médicinaux traditionnels figurent toujours dans les pharmacopées officielles, la recherche actuelle a surtout concentré ses efforts sur l’action antidiabétique des graines de fenugrec, notamment en raison de sa haute teneur en fibres (50 %) et en saponines.

Des recherches :

Diabète. Quelques études de cas et essais cliniques préliminaires ont été menés en Inde de 1986 à 2001 sur des diabétiques. Plusieurs indiquent que le fenugrec pourrait contribuer à la régulation du taux de glucose sanguin en cas de diabète de type 2, mais le plus récent (2001) n’a pas été concluant. Ces études ont porté sur de petits nombres de sujets et présentaient des faiblesses méthodologiques.

Plus récemment, 2 essais ont été menés en Chine (69 sujets, 12 semaines) et en Iran (24 sujets, 8 semaines). Les chercheurs ont constaté que le fenugrec, sous forme de graines en poudre (10 g par jour) consommées dans de l’eau chaude ou sous forme d’extrait (équivalent à 48 g de graines), pouvait être un bon traitement adjuvant pour les personnes diabétiques. La diversité des préparations et des dosages utilisés au cours des essais ne permet pas, toutefois, de suggérer un protocole de traitement.

Posologie :

Par voie interne

Stimulation de l’appétit

  • Infusion à froid. Faire macérer durant 3 heures 500 mg de graines en poudre dans 150 ml d’eau froide, filtrer et, si désiré, ajouter un peu de miel pour atténuer l’amertume. Boire plusieurs tasses (jusqu’à 12 tasses de 150 ml) par jour. Ne pas préparer plus d’une tasse à la fois : la préparation se transformerait en pâte en raison du mucilage que renferment les graines.
  • Capsules de graines séchées et réduites en poudre. Prendre de 500 mg à 1 g, jusqu’à 6 fois par jour.
  • Extrait fluide (1:1). Prendre de 1 ml à 2 ml, 3 fois par jour.
  • Teinture (1:5). Prendre 10 ml, 3 fois par jour.
  • Extrait standardisé. Comme la standardisation varie d’un extrait à l’autre, suivre la posologie recommandée par le fabricant.

Par voie externe

Inflammations cutanées locales

  • Bain. Mélanger 50 g de graines en poudre à 250 ml d’eau et diluer cette préparation dans l’eau de la baignoire.
  • Lotion ou liniment. Appliquer directement sur la partie enflammée quelques gouttes de teinture et frictionner pour faire pénétrer. Ou employer une lotion que l’on aura confectionnée en diluant quelques gouttes de teinture dans un peu d’huile végétale.
  • Cataplasme. Mélanger 50 g de graines en poudre à 1 litre d’eau chaude. À cause de la nature mucilagineuse des graines, une pâte se formera en peu de temps. Appliquer en cataplasme sur les parties atteintes.

(référence : passeportsante.net)

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